Gaia Cloud

Gaia Scribe vs Copilot et Otter.ai : Pourquoi Choisir une Solution Française Hébergée en Europe

L'image présente le logo Gaia Scribe intact en haut à gauche, accompagné du titre « Gaia Scribe vs Copilot et Otter.ai ». Sur la droite, des illustrations schématiques mettent en opposition l'hébergement de données sous juridiction américaine (serveurs et nuages aux couleurs des États-Unis) et l'hébergement souverain en France (carte de France comportant des data centers sécurisés et des symboles tricolores). Mention : cette image a été générée par Gemini.

En résumé : Copilot et Otter.ai offrent tous les deux une transcription de qualité. Mais aucun des deux ne garantit que vos données restent en permanence sous juridiction européenne. Otter.ai héberge sur des serveurs américains, chez AWS, dans la région US-West. Microsoft Copilot applique l’EU Data Boundary. Cependant, ce dispositif comporte des exceptions que Microsoft […]

En résumé : Copilot et Otter.ai offrent tous les deux une transcription de qualité. Mais aucun des deux ne garantit que vos données restent en permanence sous juridiction européenne. Otter.ai héberge sur des serveurs américains, chez AWS, dans la région US-West. Microsoft Copilot applique l’EU Data Boundary. Cependant, ce dispositif comporte des exceptions que Microsoft documente lui-même, notamment depuis 2026. Gaia Scribe, édité par une entreprise française, déclare un hébergement exclusif en France et en Europe. C’est une affirmation de l’éditeur : il faut donc la vérifier directement auprès de lui si vous traitez des données très sensibles. Le bon choix dépend surtout de la sensibilité de vos réunions et de votre exposition réglementaire.

Sommaire

Trois outils, trois logiques différentes

Microsoft Copilot, Otter.ai et Gaia Scribe répondent tous les trois au même besoin de base. Ils transforment l’audio d’une réunion en texte exploitable, identifient les intervenants et génèrent un résumé automatique. Leur différence ne se joue donc pas sur la fonctionnalité. Elle se joue sur trois points structurants :

  • La nationalité juridique de l’éditeur, qui détermine les lois applicables à vos données
  • La localisation réelle des serveurs, y compris pendant les pics de charge
  • L’usage ou non de vos enregistrements pour entraîner les modèles d’IA de l’éditeur

Ce sont exactement ces trois critères qui séparent une solution américaine, même partiellement déployée en Europe, d’une solution réellement française.

Microsoft Copilot : puissant, mais pas totalement européen

Copilot s’intègre nativement à Teams. C’est son principal atout pour une entreprise déjà sous Microsoft 365 : vous n’ajoutez aucun outil supplémentaire, et l’outil génère les résumés directement dans votre écosystème existant.

Microsoft propose depuis plusieurs années l’EU Data Boundary. Ce dispositif vise à conserver le stockage et l’essentiel du traitement des données européennes au sein de l’Union européenne. Mais Microsoft précise, dans sa documentation officielle, que ce périmètre continue d’évoluer. Certains services font encore l’objet de transferts limités ou de déploiements progressifs. Microsoft stocke même des données pseudonymisées hors de la frontière européenne, à des fins opérationnelles et de sécurité (source : documentation Microsoft Learn).

Deux points précis méritent donc une vérification directe dans les paramètres de votre organisation :

  • Le flex routing. Cette fonctionnalité permet à l’inférence Copilot de sortir temporairement de l’EU Data Boundary lors des pics de charge. Le traitement peut alors se faire aux États-Unis, au Canada ou en Australie. Microsoft active cette option par défaut pour les tenants créés après le 25 mars 2026. Pour les tenants plus anciens, vérifiez le paramétrage dans le Message Center Microsoft 365. Vos administrateurs peuvent la désactiver à tout moment (source : Microsoft Learn).
  • Les modèles Anthropic. Depuis le 7 janvier 2026, Anthropic peut intervenir comme sous-traitant de Microsoft pour certaines fonctionnalités Copilot. Microsoft exclut ces modèles du périmètre de l’EU Data Boundary. Dans l’UE, l’EFTA et au Royaume-Uni, ils restent désactivés par défaut, sauf activation administrative (source : Microsoft Learn).

En clair, Copilot peut rester conforme, mais cela demande une vérification active de vos paramètres de tenant. Une PME sans DSI dédié ne peut donc pas se reposer sur un réglage par défaut sans y regarder de près.

Otter.ai : la référence américaine, sans région européenne documentée

Otter.ai reste l’un des outils les plus connus du marché. Il excelle sur la capture en direct et les annotations collaboratives en anglais. Sa documentation officielle confirme un stockage sur AWS S3, avec chiffrement AES-256 au repos, dans la région AWS Ouest, aux États-Unis (source : Centre d’aide Otter.ai). Sa page officielle de sécurité ne mentionne aucune région de stockage alternative en Europe (source : Otter.ai, Privacy & Security). Utilisez-vous une offre Enterprise, et la résidence des données en Europe est-elle un critère bloquant pour vous ? Posez alors la question directement au commercial Otter avant de signer : la documentation publique ne tranche pas ce point pour ce plan spécifique.

Otter.ai utilise aussi des données désidentifiées pour entraîner ses propres modèles. Certains plans permettent toutefois de désactiver cette option (source : Otter.ai, Privacy & Security).

Otter.ai reste par ailleurs une société américaine, donc soumise au Cloud Act. Cette loi autorise les autorités fédérales à exiger la production de données détenues par une entreprise sous droit américain, même hors des États-Unis (notre article sur l’hébergement des données de réunion détaille ce mécanisme). Ce point dépasse donc la simple localisation du serveur : une société américaine reste concernée même quand elle stocke en Europe.

Autre point à connaître pour un usage francophone : Otter.ai a d’abord ciblé l’anglais. Sa couverture du français reste ainsi plus récente que sa fonction historique.

Gaia Scribe : conçu et hébergé en France

Gaia Scribe est édité par une entreprise française. L’éditeur annonce un hébergement exclusif des données en France et en Europe, un chiffrement au repos, et aucune réutilisation des enregistrements pour l’entraînement de modèles. Il exécute aussi les traitements d’IA sur des infrastructures européennes. Ce sont des engagements affichés par l’éditeur lui-même. Pour une organisation soumise à des exigences de conformité strictes, mieux vaut donc les faire confirmer contractuellement, plutôt que de s’en tenir à la seule communication publique, quel que soit l’éditeur retenu d’ailleurs.

La solution identifie les intervenants et génère des comptes rendus structurés. Elle cible en priorité les PME françaises qui traitent des échanges sensibles : réunions de direction, entretiens RH, échanges commerciaux confidentiels. Pour le détail des fonctionnalités, consultez notre service de retranscription IA.

Ce choix d’architecture a toutefois une contrepartie logique. Un éditeur plus jeune dispose forcément d’un écosystème d’intégrations moins étendu qu’un acteur mondial comme Microsoft ou Otter.ai, présent sur le marché depuis plus longtemps.

Comparatif outils retranscription IA français : le tableau

CritèreMicrosoft CopilotOtter.aiGaia Scribe
Nationalité de l’éditeurAméricaineAméricaineFrançaise
Hébergement des donnéesUE par défaut, avec exceptions documentées (flex routing, modèles Anthropic)États-Unis (AWS région Ouest), pas de région UE identifiée dans la doc publiqueFrance et Europe (déclaration éditeur)
Exposition au Cloud ActOui, société américaineOui, société américaineStructurellement limitée
Réutilisation des données pour l’entraînementNon pour le contenu clientOui, sur données désidentifiées, avec option de désactivationNon, selon l’éditeur
Intégration écosystèmeNative dans Microsoft 365Large, multiplateformeCiblée retranscription

La précision en français, un critère souvent négligé

La plupart des comparatifs mettent en avant des taux de précision globaux. Ils précisent rarement sur quelle langue ils les ont mesurés. C’est un problème pour une entreprise francophone : un outil entraîné d’abord sur l’anglais peut afficher d’excellents résultats globaux tout en restant moins performant sur les accents régionaux, le jargon métier ou les réunions à plusieurs voix en français.

La bonne pratique reste donc la même, quel que soit l’outil retenu : testez la solution sur un enregistrement réel de votre équipe, avec votre vocabulaire et vos conditions d’enregistrement habituelles, avant tout déploiement à grande échelle.

Un point que les listicles généralistes traitent rarement : en France, capter, enregistrer ou transmettre sans consentement des paroles prononcées à titre privé ou confidentiel constitue un délit. La loi punit ce délit d’un an d’emprisonnement et de 45 000 euros d’amende (article 226-1 du Code pénal, Légifrance). L’information préalable de tous les participants avant l’enregistrement est donc une obligation, quel que soit l’outil choisi (source : CNIL).

Le Cloud Act américain, adopté en 2018, ajoute une couche supplémentaire à cette question. Il impose à certains fournisseurs sous droit américain de produire les données qu’ils détiennent ou contrôlent, peu importe l’endroit où elles sont physiquement stockées (texte de loi, Congress.gov). Voilà pourquoi la nationalité de l’éditeur pèse autant que la localisation du serveur dans le choix d’un outil.

Comment choisir selon votre usage

  • Réunions internes courantes, équipe déjà sous Microsoft 365 : Copilot reste un point de départ cohérent. Vérifiez toutefois la configuration du flex routing et des modèles Anthropic dans votre tenant.
  • Usage international, équipes majoritairement anglophones : Otter.ai reste solide sur la capture en direct et la collaboration. Assumez en contrepartie l’hébergement américain et l’exposition au Cloud Act.
  • Réunions sensibles en français, direction, RH ou commercial, exigence de conformité forte : une solution française hébergée en France comme Gaia Scribe réduit structurellement l’exposition réglementaire. Faites néanmoins confirmer les engagements de l’éditeur par écrit.

Pour un panorama plus large incluant Notta, tl;dv ou les fonctions natives de visioconférence, consultez notre comparatif complet des logiciels de retranscription de réunion.

FAQ

Gaia Scribe est-il vraiment hébergé en France ?

L’éditeur l’annonce publiquement : hébergement exclusif en France et en Europe, sans réutilisation des données pour l’entraînement de modèles. C’est une déclaration de premier parti. Pour un usage à fort enjeu de conformité, faites-la confirmer par contrat.

Otter.ai propose-t-il une option d’hébergement en Europe ?

Sa documentation officielle mentionne un stockage sur AWS aux États-Unis, région Ouest, sans région européenne identifiée. Pour une confirmation formelle sur un plan Enterprise, interrogez directement Otter.

L’EU Data Boundary de Microsoft Copilot suffit-elle à garantir la conformité RGPD ?

Elle réduit le risque, mais ne l’élimine pas totalement. Microsoft documente deux exceptions : le flex routing, qui peut faire sortir l’inférence de l’UE pendant les pics de charge, et les modèles Anthropic, exclus du périmètre de l’EU Data Boundary et désactivés par défaut dans l’UE.

Un hébergement en France protège-t-il automatiquement contre le Cloud Act ?

Il réduit fortement le risque, à condition que l’éditeur soit une société française et non une filiale d’un groupe américain. Le Cloud Act cible en effet la nationalité juridique de l’entreprise, pas seulement l’emplacement du serveur.

Peut-on enregistrer une réunion sans informer les participants ?

Non. Le Code pénal sanctionne l’enregistrement de propos confidentiels à l’insu de leur auteur. La CNIL impose en plus une information préalable, quel que soit l’outil de transcription utilisé.