Gaia Cloud

Licence Windows Server 2025 : Prix, Nouveautés et Alternative Seconde Main

Deux techniciens informatiques analysent les licences Windows Server 2025 dans une salle de serveurs, avec une interface holographique résumant les prix, les nouveautés, l'alternative seconde main et le paiement à l'usage. Image générée par Gemini.

Une licence Windows Server 2025 Standard coûte environ 1 176 $ (près de 1 080 €) pour 16 cœurs. La Datacenter tourne autour de 6 771 $ (près de 6 200 €). Ce sont les prix publics de référence relayés par IT-Connect, hors licences d’accès client (CAL). Chaque utilisateur ou appareil qui se connecte au […]

Une licence Windows Server 2025 Standard coûte environ 1 176 $ (près de 1 080 €) pour 16 cœurs. La Datacenter tourne autour de 6 771 $ (près de 6 200 €). Ce sont les prix publics de référence relayés par IT-Connect, hors licences d’accès client (CAL).

Chaque utilisateur ou appareil qui se connecte au serveur a besoin de sa CAL, comme le rappelle Microsoft. L’éditeur propose aussi un paiement à l’usage, à 33,58 $ par cœur et par mois.

Pour alléger la facture, la licence d’occasion est légale en Europe, sous conditions. Elle concerne surtout les versions plus anciennes, car les logiciels les plus récents sont rarement disponibles en seconde main.

Sommaire

Licence Windows Server 2025 : quel prix en 2026 ?

Microsoft n’affiche pas de tarif fixe. Sur sa page française de tarification, le prix de détail suggéré est indiqué comme « variable », avec un renvoi vers un revendeur.

Les montants de référence les plus cités sont ceux du prix public américain pour un pack de 16 cœurs. Un comparatif publié en septembre 2026 les utilise toujours.

ÉditionPrix public indicatif (16 cœurs)Machines virtuelles inclusesUsage typique
Standard1 176 $ (environ 1 080 €)2Serveurs physiques ou peu virtualisés
Datacenter6 771 $ (environ 6 200 €)IllimitéesEnvironnements très virtualisés

Ces prix varient selon le revendeur et le contrat. Ils couvrent le logiciel pour 16 cœurs, rien de plus.

Il existe aussi une édition Essentials, réservée aux petites structures. Elle est limitée à 25 utilisateurs et 50 appareils, et n’est vendue qu’avec un serveur (licence OEM).

Cœurs, machines virtuelles et CAL : comment ça se calcule

Une licence par cœur, avec un minimum de 16

Les éditions Standard et Datacenter se licencient par cœur de processeur. Le minimum est de 16 cœurs par serveur, même si votre processeur en compte moins.

Au-delà de 16, on ajoute des packs de 2 cœurs. Un serveur de 20 cœurs demande donc une licence de base pour 16 cœurs, plus deux packs de 2 cœurs, selon IT-Connect.

Standard ou Datacenter : combien de machines virtuelles ?

Une licence Standard donne droit à 2 machines virtuelles. La Datacenter en autorise un nombre illimité, d’après Microsoft.

Pour faire tourner 4 machines virtuelles avec la Standard, il faut licencier une seconde fois tous les cœurs du serveur. Sur 16 cœurs, cela fait 2 licences, soit 2 352 $ contre 6 771 $ pour une Datacenter.

Le calcul bascule avec la densité de virtualisation. Cinq licences Standard (10 machines virtuelles) coûtent 5 880 $. Six licences (12 machines virtuelles) coûtent 7 056 $, ce qui dépasse le prix de la Datacenter, comme le montre le comparatif de Servnet.

La Datacenter apporte aussi des fonctions absentes de la Standard, comme le stockage Storage Spaces Direct, selon IT-Connect.

Les CAL, à ajouter au prix du serveur

Pour les éditions Standard et Datacenter, une CAL est obligatoire pour chaque utilisateur ou chaque appareil qui accède au serveur. Il s’agit d’une obligation contractuelle, pas technique : le serveur fonctionne sans CAL, mais vous n’êtes pas en règle vis-à-vis de Microsoft.

Deux modèles existent : la CAL par utilisateur et la CAL par appareil. Si 10 ordinateurs sont partagés par 20 personnes, la CAL par appareil revient moins cher. L’édition Essentials n’en demande pas.

Pour chiffrer ce poste de dépense, consultez les tarifs des licences d’accès client (CAL) Windows Server.

Le paiement à l’usage : une licence sans achat définitif

Avec Windows Server 2025, Microsoft a ajouté un abonnement appelé pay-as-you-go. Il passe par Azure Arc et se facture sur votre abonnement Azure.

Le tarif est de 33,58 $ par cœur et par mois, identique pour la Standard et la Datacenter. Il n’y a pas de minimum de 16 cœurs, selon TechTarget.

Sur un serveur de 16 cœurs, cela représente environ 537 $ par mois. Au bout de trois mois, la facture atteint près de 1 612 $, soit plus qu’une licence Standard perpétuelle.

Cette formule vise donc les besoins temporaires : un pic d’activité, un test, un projet court. Elle demande un accès internet et un abonnement Azure. La facturation continue si vous éteignez le serveur sans désactiver l’option, toujours d’après TechTarget.

Les nouveautés de Windows Server 2025

La documentation Microsoft recense de nombreuses évolutions. Voici celles qui pèsent le plus dans une décision de mise à niveau :

  • Mise à niveau directe : on peut passer à Windows Server 2025 depuis Windows Server 2012 R2 et les versions suivantes, jusqu’à quatre versions d’un coup.
  • Hotpatch : les correctifs de sécurité s’appliquent sans redémarrage, pour les machines connectées à Azure Arc.
  • Sécurité par défaut : Credential Guard est activé sur les machines compatibles, et la signature SMB est exigée pour les connexions sortantes.
  • SMB over QUIC : cette fonction réseau chiffrée, réservée auparavant à l’édition Azure, est désormais disponible en Standard et en Datacenter.
  • Virtualisation et IA : le partitionnement de GPU permet de partager une carte graphique entre plusieurs machines virtuelles, et Hyper-V monte à 2 048 processeurs logiques par hôte.
  • Administration : le serveur OpenSSH, WinGet et Windows Terminal sont installés d’origine.

Un point de vigilance : la signature SMB obligatoire peut poser problème avec des équipements anciens qui ne la gèrent pas. Testez vos accès aux partages réseau avant de basculer.

Côté durée de vie, Windows Server 2025 bénéficie d’un support principal jusqu’en novembre 2029, puis d’un support étendu jusqu’en novembre 2034.

L’alternative seconde main : licence Windows Server d’occasion

Est-ce légal ?

Oui, en Europe. Par son arrêt UsedSoft contre Oracle du 3 juillet 2012, la Cour de justice de l’Union européenne a jugé que le droit de distribution d’un logiciel s’épuise après la première vente. Cela vaut pour un logiciel sur support physique comme pour un logiciel téléchargé, rappelle l’avocat Matthieu Pacaud.

L’acheteur d’occasion est un acquéreur légitime : il peut télécharger le logiciel et bénéficier de la maintenance corrective. En contrepartie, le vendeur d’origine doit cesser d’utiliser la licence, et les plateformes de revente le font généralement attester.

Deux limites à connaître. L’éditeur peut lancer un audit pour vérifier la conformité. Et les versions les plus récentes se trouvent rarement en occasion : pour Windows Server 2025, mieux vaut vérifier la disponibilité avant de bâtir un projet dessus.

Ce que change la décision britannique de juillet 2026

Le 7 juillet 2026, la Cour d’appel d’Angleterre et du Pays de Galles a rejeté les deux recours de Microsoft dans l’affaire l’opposant à ValueLicensing, un revendeur britannique de licences d’occasion. La cour a écarté l’argument selon lequel les éléments graphiques d’Office placeraient le logiciel hors du principe d’épuisement, rapporte TechRadar.

La même décision fixe une limite : on ne peut pas détacher une partie des utilisateurs d’une licence unique pour la revendre. En revanche, un vrai lot de licences indépendantes peut être revendu, si le vendeur cesse d’utiliser les copies cédées.

Microsoft a indiqué vouloir demander l’autorisation de saisir la Cour suprême britannique. Cette décision concerne le Royaume-Uni, dont les tribunaux ne sont plus liés par la jurisprudence européenne. Elle ne modifie donc pas le droit applicable en France, mais elle va dans le même sens que UsedSoft.

Comment sécuriser un achat d’occasion

  • Exiger une attestation de cessation d’usage de la part du vendeur d’origine.
  • Vérifier que la licence est cédée entière, et non fractionnée.
  • Conserver les justificatifs (facture, attestation, référence de la licence) en prévision d’un audit.
  • Se méfier des clés vendues à très bas prix : certaines proviennent de licences en volume détournées et risquent d’être désactivées.

Pour aller plus loin sur le cadre légal et les bonnes pratiques d’achat, lisez notre dossier sur la licence Windows Server d’occasion en toute légalité.

Quelle version choisir selon votre situation ?

Le calendrier de support pèse autant que le prix dans la décision.

VersionFin du support principalFin du support étendu
Windows Server 2016Terminée12 janvier 2027
Windows Server 202213 octobre 202614 octobre 2031
Windows Server 2025Novembre 2029Novembre 2034

Sources : Microsoft pour Windows Server 2016, BleepingComputer pour Windows Server 2022 et Microsoft pour Windows Server 2025.

Voici comment s’orienter selon votre cas :

  • Vous tournez encore sous Windows Server 2016 : l’échéance du 12 janvier 2027 approche. Microsoft a annoncé des mises à jour de sécurité étendues via Azure Arc pour les entreprises qui ne peuvent pas migrer à temps.
  • Vous voulez les nouveautés et le plus long horizon : Windows Server 2025 neuf reste la voie directe.
  • Votre budget est serré et vous n’avez pas besoin des nouveautés : Windows Server 2022 reçoit des correctifs de sécurité jusqu’en 2031. Le mode d’emploi pour une licence Windows Server 2022 de seconde main détaille la démarche.
  • Vous avez un besoin ponctuel : le paiement à l’usage évite un achat définitif.
  • Vous hébergez 12 machines virtuelles ou plus sur un hôte : la Datacenter devient plus économique que l’empilement de licences Standard.

FAQ : licence Windows Server 2025

Quel est le prix d’une licence Windows Server 2025 Standard ?

Le prix public de référence est d’environ 1 176 $ pour 16 cœurs, soit près de 1 080 €, selon IT-Connect. Microsoft indique un prix « variable » et renvoie vers un revendeur, donc le tarif réel dépend de votre contrat.

Faut-il acheter des CAL avec Windows Server 2025 ?

Oui, pour les éditions Standard et Datacenter. Il faut une CAL par utilisateur ou par appareil qui accède au serveur, précise Microsoft. L’édition Essentials en est dispensée.

Combien de machines virtuelles avec Windows Server 2025 Standard ?

Deux par licence. Pour en ajouter, il faut licencier de nouveau tous les cœurs du serveur, ce qui donne droit à deux machines virtuelles de plus. La Datacenter n’a pas de limite.

Peut-on acheter légalement une licence Windows Server d’occasion ?

Oui en Europe, depuis l’arrêt UsedSoft de 2012, à condition que le vendeur d’origine cesse d’utiliser la licence. Un audit de l’éditeur reste possible, donc conservez vos justificatifs.

Windows Server 2022 est-il encore supporté après octobre 2026 ?

Oui. Le support principal se termine le 13 octobre 2026, mais les correctifs de sécurité continuent jusqu’au 14 octobre 2031, indique BleepingComputer en citant Microsoft.